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	<title>Résistance - Histoires de familles 1940-1945</title>
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	<description>Mémoires de la Résistance, témoignages et partages</description>
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		<title>« Paul et Alexandre DREVET, Résistants, Internés, Déportés »</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 07:49:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Neveu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Paul Drevet, membre du parti communiste clandestin est arrêté à St-Etienne en octobre 1940 pour menée anti-nationale. Il est interné au camp de Nexon en Hte-Vienne. Son fils, Alexandre Drevet, militant communiste également, est arrêté par la police de Vichy en décembre 1940 pour raison politique, traduit devant le Conseil de Guerre et condamné à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Paul Drevet, membre du parti communiste clandestin est arrêté à St-Etienne en octobre 1940 pour menée anti-nationale. Il est interné au camp de Nexon en Hte-Vienne. Son fils, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Drevet">Alexandre Drevet</a>, militant communiste également, est arrêté par la police de Vichy en décembre 1940 pour raison politique, traduit devant le Conseil de Guerre et condamné à 1 an de prison et 10 ans de privation de droits civiles et civiques. Libéré en 1942, il se cantonne dans une période d’inactivité apparente destinée à se « faire oublier » de la police de Vichy toujours aux aguets tout en militant dans l’ombre. Entre temps, Paul Drevet a été transféré au camp d’internement de St-Paul D’Eyjeaux d’où il s’évade et part en mars 1943, avec Alexandre et sept camarades, pour les gorges du Haut-Allier. Après avoir détruit leurs papiers, Paul devient « Antoine » et Alexandre <a href="http://resistance-auvergne.fr/">« Alex ». </a>Dans des conditions précaires, ces hommes vont installer un campement qui deviendra un maquis FTPF d’Auvergne nommé « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_Wodli">Camp Wodli </a>». Fin avril, ils organisent la première évasion de la prison du Puy en Velay qui permet à 26 détenus de retrouver la liberté mais qui lance 1500 GMR et policiers sur la trace des maquisards. Après cette chasse à l’homme, Antoine et Alex sont arrêtés pour la 2ème fois et interné le 5 mai à la prison du Puy en Velay. Mélina, l’épouse d’Antoine et maman d’Alex reçoit la visite des gendarmes qui fouillent le logement et l’emmène à la prison du Puy en Velay où elle sera interrogée er restera pendant une semaine. Le 1er octobre a lieu la 2ème évasion collective qui permet à 80 détenus dont Antoine et Alex de retrouver la liberté. Des camions attendent les prisonniers évadés. Antoine part dans l’un deux et rejoint le camp Vaillant Couturier dans le Puy de Dôme. Un camion tombe en panne, Alex et une vingtaine de camarades seront obligés de partir à pied à travers la montagne pour rejoindre le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_Wodli">camp Wodli </a>dans le Meygal. A ce moment là, Il apprend fortuitement qu’il vient d’être condamné aux travaux forcés à perpétuité par contumace.  Alex reprend la lutte armée et participe à de nombreuses missions dans la Haute-Loire, la Loire et l’Ardèche. Au cours de l’une d’entre elles, il est prit sous le feu de la milice et blessé, 2 de ses camarades périssent dans l’action. Paul, chef de détachement au maquis Vaillant Couturier, est arrêté pour la 3ème fois fin avril 1944 à Augerolles (Puy de Dôme), interrogé à la prison de Thiers, il est transféré en mai à la prison St-Paul à Lyon. Alex est arrêté pour la 3ème fois par la milice le 1er mai à St-Etienne lors d’une mission et subit de longs et pénibles interrogatoires avant d’être transféré lui aussi à la prison St-Paul à Lyon. Antoine et Alex sont déportés par le même convoi le 29  juin 1944 à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_concentration_de_Dachau">Dachau </a>d’où il reviendront affaiblis et meurtris en mai 1945.</p>
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		<title>Robert, mon grand-père&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 16:50:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Neveu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[« Grand – père » était résistant et j’en suis fière. Victime d’une dénonciation, il a été mis en prison à la libération. Pourtant il savait se taire mon grand-père. C’est évident, il était de la Résistance… Il appartenait au mouvement « LA VOIX DU NORD ». A la déclaration de guerre, la famille Fournier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_574" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a rel="lightbox" href="http://www.resistance-familles.com/wp-content/uploads/Robert_Fournier.jpg"><img class="size-medium wp-image-574 " title="Robert_Fournier" src="http://www.resistance-familles.com/wp-content/uploads/Robert_Fournier-200x133.jpg" alt="Robert Fournier" width="200" height="133" /></a><p class="wp-caption-text">Robert Fournier</p></div>
<p>« Grand – père » était résistant et j’en suis fière. Victime d’une dénonciation, il a été mis en prison à la libération. Pourtant il savait se taire mon grand-père. C’est évident, il était de la Résistance… Il appartenait au mouvement « LA VOIX DU NORD ». A la déclaration de guerre, la famille Fournier vivait à La Madeleine. Quatre enfants, deux filles, deux garçons dont mon père, Raymond. Mon grand-père était démonstrateur-vendeur chez Renault.  Gilberte, ma grand-mère et marraine, était employée de bureau-comptable également chez Renault. Un jour, Rip, le chien de mon père, est monté dans un camion militaire anglais qui repartait pour Dunkerque. Mon père ne l’a jamais plus revu… Le reste de la famille est parti vers l’Espagne en Chenard-Walcker – une ancienne voiture française &#8211; afin de mettre à l’abri les archives de Renault. Sur la route des fermes ou maisons brûlées et abandonnées. Une route souvent ponctuée d’attaques aériennes. « On y croisait des voitures d’enfants, des chars à bœufs, des remorques tirées par des chevaux » m’a raconté mon père. A pied ou en voiture, c’était la route de l’évacuation …</p>
<div id="attachment_576" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a rel="lightbox" href="http://www.resistance-familles.com/wp-content/uploads/Gilberte_Fournier_ma_grand-mere.jpg"><img class="size-medium wp-image-576 " title="Gilberte_Fournier_ma_grand-mere" src="http://www.resistance-familles.com/wp-content/uploads/Gilberte_Fournier_ma_grand-mere-200x133.jpg" alt="Gilberte Fournier" width="200" height="133" /></a><p class="wp-caption-text">Gilberte Fournier</p></div>
<p>La famille Fournier est arrivée en Normandie. C’est par le bac qu’il fallait traverser la Seine, le bac qui permettait aux piétons, mais aussi aux automobilistes  de traverser le fleuve. Enfant, quand mon père rentrait chez lui, peu avant le couvre-feu, il s’amusait avec ses copains à faire claquer ses  galoches pour faire croire au passage d’une patrouille allemande. Et cela marchait… Les lumières s’éteignaient sur leur passage. Un soir, mon père a surpris ses parents en train de préparer des tracts destinés à être collés partout en ville. Ils écoutaient radio Londres  &#8211; la BBC avait ouvert ses ondes aux premiers résistants qui avaient fui. Radio Londres était le rendez-vous quotidien des Français. Dans les tas de bois et de charbon étaient cachés fusils et munitions. Les armes du réseau « LA VOIX DU NORD ». Mon grand-père était surnommé « Goebbels » par ses copains de l’armée de l’ombre. L’anecdote que mon père m’a racontée et qui m’a le plus marquée est celle qui relate quand  « Nénenne », mon arrière  grand-mère est sortie sous la mitraille et a tranché un rôti dans le corps d’un cheval abattu et encore chaud ! A la libération, sans doute sur dénonciation, la police a perquisitionné le garage de mes grands-parents. Ils y ont trouvé des capotes vert de gris que mon grand-père a prises à l’ennemi. Sans aucune forme de procès, mon grand-père a été emmené et emprisonné dans une geôle sous la mairie de La Madeleine. C’est par le soupirail que sa famille lui faisait passer cigarettes et nourriture. Il aura fallu deux jours pour le faire libérer et le blanchir. Mon grand-père en gardera plus qu’un mauvais souvenir…mais moi j’en suis encore plus fière !</p>
<p><strong>Christine Deltombe &#8211; Fournier</strong><br />
&#8230; Et fière d&#8217;être petite &#8211; fille de Robert &amp; Gilberte Fournier, membres fondateurs du Mouvement &laquo;&nbsp;La Voix du Nord&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>Une famille du Bourbonnais</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 09:28:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tdomf_dcb56</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mon grand-père avait 9 ans à la mort de son père en 1942 . Il garde en mémoire le souvenir de ces années difficiles. Il habitait en zone non occupée par les Allemands et se rendait souvent dans la ferme de son oncle où vivait son cousin , réfractaire au S.T.O. Les gendarmes à sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon grand-père avait 9 ans à la mort de son père en 1942 . Il garde en mémoire le souvenir de ces années difficiles. Il habitait en zone non occupée par les Allemands et se rendait souvent dans la ferme de son oncle où vivait son cousin , réfractaire au S.T.O. Les gendarmes à sa  recherche faisaient de fréquentes visites , mais mon oncle , ancien combattant de 14-18 , déclarait qu&#8217; il ne savait pas où était son fils . Les militaires n&#8217; étaient pas dupes et ne refusaient pas les produits fermiers dont la tante garnissait leur sacoches de vélos .</p>
<p>Un autre oncle habitait une grande ferme au bord de la route à quelques kilomètres de la ligne de démarcation . Il abritait quelques domestiques réfractaires au S.T.O. Périodiquement , un camion qui allait livrer des marchandises en zone occupée s&#8217; arrêtait dans la cour avant de franchir la la frontière. Souvent , l&#8217; un des passagers se glissait dans le chargement pour prévenir un contrôle au poste allemand .</p>
<p>Une autre cousine , dont le mari était prisonnier , exploitait avec l&#8217; aide d&#8217; ouvriers agricoles ses terres traversées pas la ligne de démarcation . Elle avait de ce fait l&#8217; occasion de franchir presque quotidiennement la barrière qui séparait les deux zones , dans sa charrette tirée par un cheval . Les allemands la connaissaient et se contentaient généralement de la saluer au passage. Elle pouvait passer du courrier d&#8217; une zone à l&#8217; autre et eut l&#8217; occasion de cacher sous son siège des clandestins qui voulaient se rendre en zone libre . Les allemands n&#8217; étaient peut être pas dupes non plus puisqu&#8217; un jour l&#8217; un d&#8217; eux lui recommanda d&#8217; être prudente car son groupe allait être remplacé par de nouvelles sentinelles  plus jeunes &#8230;</p>
<p>Mon arrière grand père a été mobilisé comme officier en septembre 1939 . Tout le courrier qu&#8217; il a adressé à sa famille jusqu&#8217; en juillet 1942 a été conservé. Prisonnier en 1940 , il réussit à faire parvenir une lettre de sept pages par un camarade libéré en octobre 1941.</p>
<p>Il y fait le récit de son parcours depuis sa capture, précise ses opinions et fait ses recommandations ; « &#8230; l&#8217; Angleterre est invulnérable dans sont île , croyez en une victoire anglaise ( les États Unis sont encore neutres ) &#8230; Surtout , prenez garde à la collaboration &#8230; Seul De Gaule n&#8217; a pas été lâche &#8230; méfiez vous de cette légion de combattants , cela ne vaut pas cher &#8230; ayez confiance , ce sera peut être encore long , mais nous en sortirons &#8230; »</p>
<p>D&#8217; abord employé dans un kommando , il apprend que les sous officiers peuvent refuser de travailler et cesse toute activité . Il est alors envoyé dans un camp disciplinaire où sont regroupés les réfractaires au travail . Mais l&#8217; Allemagne a besoin de main d&#8217; œuvre . Après promesses , menaces et sanctions de toutes sortes il ne reste que 5 000 irréductibles qui sont promis à la déportation dans un camp spécial à Kobjercyn en Pologne . Mon arrière grand-père tente alors de s&#8217; évader ; il est repris et mis en prison . Pendant son séjour enfermé , ses camarades sont convoyés au camp de Kobjercyn . Lui , apprend bientôt qu&#8217; il sera déporté au camp de Rawa-Ruska , à la frontière de l&#8217; Ukraine . La veille du départ , il fausse à nouveau compagnie à ses gardiens ; mais , retrouvé par des chiens policiers , il est abattu d&#8217; une balle dans la tête tirée à bout portant , alors qu&#8217; il se rendait les bras levés ( juillet 1942 ) .</p>
<p>Dans une lettre adressée par un ancien prisonnier , on peut lire : « Madame , j&#8217; y étais lorsque votre mari a été assassiné , on ne peut employer d&#8217; autre terme que assassiné &#8230; »</p>
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		<title>DE VICHY A VALMY</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 12:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tdomf_dcb56</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A.SEREZAT raconte dans son livre l&#8217;histoire incroyable de l&#8217;installation d&#8217;un hôpital clandestin à Herisson dans l&#8217;Allier .
Le site www.resistance-hillenmeyer.fr témoigne de cette histoire d&#8217;une orpheline bretonne , engagée dans la Résistance , qui comme L.AUBRAC  sauva son mari alsacien des griffes des allemands .
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			<content:encoded><![CDATA[<p>A.SEREZAT raconte dans son livre l&#8217;histoire incroyable de l&#8217;installation d&#8217;un hôpital clandestin à Herisson dans l&#8217;Allier .<br />
Le site www.resistance-hillenmeyer.fr témoigne de cette histoire d&#8217;une orpheline bretonne , engagée dans la Résistance , qui comme L.AUBRAC  sauva son mari alsacien des griffes des allemands .</p>
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		<title>Ange Alvarez</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2009 10:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Neveu</dc:creator>
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		<category><![CDATA[À l'honneur]]></category>

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		<description><![CDATA[« Les idéaux défendus par notre père, Amador, fervent communiste, mineur à Alès dans le Gard, engagé auprès des Républicains dans la guerre d&#8217;Espagne, nous ont profondément marqué, moi et mes cinq frères et sœurs. Jusqu&#8217;à sa mort (en octobre 1936, à la tête d&#8217;un groupe de dinamiteros), il n&#8217;aura eu de cesse de nous mettre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Les idéaux défendus par notre père, Amador, fervent communiste, mineur à Alès dans le Gard, engagé auprès des Républicains dans la guerre d&#8217;Espagne, nous ont profondément marqué, moi et mes cinq frères et sœurs. Jusqu&#8217;à sa mort (en octobre 1936, à la tête d&#8217;un groupe de <em>dinamiteros</em>), il n&#8217;aura eu de cesse de nous mettre en garde contre les dérives totalitaires (fascisme italien, franquisme puis nazisme) et de faire l&#8217;éloge des combats en faveur de la liberté.</p>
<p>Les valeurs inculquées par notre le père - culte de la liberté, amour de la justice, antifascisme, antiracisme - auront été déterminantes dans notre engagement. Mais aussi notre amour pour cette terre d&#8217;accueil qu&#8217;a été la France, et pour laquelle nous étions prêts à nous battre.</p>
<p>Pour nous, la résistance était sans conteste une histoire de famille. Après l&#8217;annonce du pacte germano-soviétique, tous, depuis ma mère à mon plus jeune frère, sommes entrés en Résistance. Notre famille était parfois qualifiée de « sectionnelle » : au domicile maternel se déroulaient des réunions clandestines, étaient entreposés des tracts &#8230;Les combats mais aussi les souffrances ont été partagés : nous avons tous subi de plein fouet la répression, tour à tour arrêtés, internés ou déportés.</p>
<p>Moi, Ange Alvarez, qui à l&#8217;âge de quinze ans, suis entré dans la Résistance à la suite des mes frères, en novembre 1940, je consacre aujourd&#8217;hui une grande partie de mon temps à témoigner, non seulement auprès de mes proches, enfants et petits-enfants, mais aussi en intervenant dans des classes de primaire et collège. Président du Comité d&#8217;Union de la Résistance du Gard, citoyen d&#8217;honneur de la ville de Montpellier, je perpétue la mémoire de notre combat en participant notamment à l&#8217;entretient des monuments commémoratifs. J&#8217;ai aussi témoigné de mon engagement dans plusieurs ouvrages.</p>
<p>Officier de la légion d&#8217;honneur, je dois prochainement être promu au grade de commandeur, le 5 septembre 2009. »</p>
<p>› <em>Retrouvez le récit complet de la famille Alvarez pendant la guerre dans le livre « <strong>Résistance : histoires de familles</strong> » de Dominique Missika et Dominique Veillon, aux éditions Armand Colin, le 7 octobre en librairie.</em></p>
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		<title>Jacques Vico</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2009 16:54:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Neveu</dc:creator>
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		<category><![CDATA[À l'honneur]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis entrée à 17 ans dans la Résistance. Devant le spectacle de l&#8217;effondrement de notre armée, la déroute et la signature de l&#8217;armistice, ce fut un chagrin infini. La France était à terre. Je faisais partie à l&#8217;époque d&#8217;un groupe de jeunes qui trouvaient la situation inacceptable. Résister, ce fut d&#8217;abord pour nous refuser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis entrée à 17 ans dans la Résistance. Devant le spectacle de l&#8217;effondrement de notre armée, la déroute et la signature de l&#8217;armistice, ce fut un chagrin infini. La France était à terre. Je faisais partie à l&#8217;époque d&#8217;un groupe de jeunes qui trouvaient la situation inacceptable. Résister, ce fut d&#8217;abord pour nous refuser la séduction pour l&#8217;ordre, la discipline, la puissance que représentait l&#8217;armée des vainqueurs, ce fut encore refuser Vichy et la collaboration, et enfin refuser d&#8217;abandonner le combat. Dans ce contexte, l&#8217;appel du général de Gaulle a été pour nous la vérité, un soulagement et une certitude.<br />
Président aujourd&#8217;hui de l&#8217;Union des Combattants Volontaires de la Résistance du Calvados, j&#8217;accomplis tout ce qui peut être utile afin de porter témoignage et de dire ce qu&#8217;a été la Résistance. Faire découvrir aux jeunes générations le message de ce combat, les exigences qui nous ont soutenues dans notre action est une exigence de tous les jours.<br />
Le travail de mémoire a commencé avec les interventions faites, chaque année, dans les collèges et les lycées, pour la préparation du Concours national sur la Résistance et la Déportation. Ce travail s&#8217;est amplifié, à partir de 1988, avec l&#8217;ouverture du Mémorial de Caen qui s&#8217;est efforcé de raconter le débarquement, la bataille de Normandie, la lutte d&#8217;hommes libres à l&#8217;intérieur et à l&#8217;extérieur de la France, la victoire sur un système. Il s&#8217;est poursuivi par la nécessité de témoigner afin de faire comprendre aux jeunes les exigences qui nous ont portées. Il est indispensable de leur dire qu&#8217;une société ne se construit pas dans la haine et le mensonge. Il faut se dresser contre l&#8217;inacceptable. C&#8217;est un combat civique. Ce que nous avons vécu peut renaître n&#8217;importe où, n&#8217;importe quand. Nous nous souvenons de cette tragédie passée pour protéger l&#8217;Avenir. Le monde de demain appartient à la jeunesse d&#8217;aujourd&#8217;hui. Cette jeunesse rassemblée dans sa diversité et sa générosité, construira un monde de Justice et de Paix, dans un esprit de tolérance et de respect du droit des hommes.</p>
<p>› <em>Retrouvez le récit complet de la famille Vico pendant la guerre dans le livre « <strong>Résistance : histoires de familles</strong> » de Dominique Missika et Dominique Veillon, aux éditions Armand Colin, le 7 octobre en librairie.</em></p>
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		<title>Sophie Leclanché</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2009 16:47:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Neveu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[À l'honneur]]></category>

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		<description><![CDATA[Mes frères, ma sœur et moi avons grandi en la présence de Camille, notre oncle et de Simone, notre tante. Ils ont toujours fait partie de la famille puisque notre grand-mère ne vivait que pour et dans ce souvenir, le souvenir de ces deux enfants engagés, à 22 et 26 ans, dans la Résistance. Déportée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mes frères, ma sœur et moi avons grandi en la présence de Camille, notre oncle et de Simone, notre tante. Ils ont toujours fait partie de la famille puisque notre grand-mère ne vivait que pour et dans ce souvenir, le souvenir de ces deux enfants engagés, à 22 et 26 ans, dans la Résistance. Déportée, Simone est décédée accidentellement en 1946. De Camille, il a fallu attendre 2003 pour sinon apprendre, pour le moins admettre qu&#8217;il fut achevé dans une forêt aux environs de Vichy. Il n&#8217;y a pas eu de récit circonstancié autrement qu&#8217;à notre demande mais « une toile de fond ». On ne nous a jamais forcés à rendre nos dévotions à leur mémoire. Forts de leur absence, des mystères qui entourent encore leur disparition, Camille et Simone ont simplement été là. Dans le microcosme clermontois, il nous arrive encore, 65 ans après, de rencontrer des gens qui ont gardé leur souvenir soit parce qu&#8217;ils les ont connus, soit parce que leurs parents les ont côtoyés. Cela nous les rend « vivants ». Il m&#8217;arrive d&#8217;illustrer des articles historiques avec leur photo ; c&#8217;est une façon de leur prêter des petits rabs de vie. Lorsque le journal La Montagne a réalisé un hors-série sur l&#8217;Auvergne en 1945, l&#8217;infographiste est tombé amoureux de Simone à travers son image ! Un jeune homme, que je ne connais pas, commente sur son blog le regard de Camille « croisé » dans une exposition. Autant de moments chaleureux, de clins d&#8217;œil. Parfois je me dis qu&#8217;il n&#8217;y a pas plus vivants que ces morts-là.</p>
<p>Que me reste-t-il de la mémoire de ce combat familial ? La force et le chagrin qui sont la synthèse de cette histoire. L&#8217;exemple du courage (l&#8217;aurais-je eu ?) de cette fratrie est une ressource dans les moments difficiles de ma vie. Là, je me dis que je ne peux pas la jouer « petit bras » ; que je dois être fidèle à cette filiation qui a imprégné mon éducation. Parce que leur engagement ne tient pas du hasard. J&#8217;ai lu la correspondance échangée entre leurs parents (ma grand-mère décédée en 1981 et mon grand-père mort en 1925 !) pendant la Grande Guerre et tout ce que Simone, Camille et Edmond (mon père, également résistant) ont été, résulte de leur mentalité de « battants ». Quant au chagrin, il tient à la culpabilité de survivant qu&#8217;a portée mon père pendant toute sa vie. Il a été le moteur de son énergie, animé qu&#8217;il a été de vivre pour trois, trois fois plus fort pour ne pas laisser de place à la peine, pour ne pas s&#8217;avouer vaincu.</p>
<p>Cette histoire de solidarité fraternelle m&#8217;a toujours inspirée. Il y a un contexte lié à l&#8217;époque (où la solidarité était aussi un mode fonctionnement au-delà d&#8217;une prise de position politique ou intellectuelle) et à l&#8217;histoire familiale (trois enfants très tôt orphelins de père). Mais c&#8217;est également un exemple de solidarité tout court. Une façon de voir la vie en société dans ce qu&#8217;elle doit avoir de dignité et de respect. Quand j&#8217;ai demandé, tardivement, à mon père ce qui avait motivé son engagement dans la Résistance, sa réponse première a été : « L&#8217;injustice ». J&#8217;ai 46 ans, mon fils en a 22 ; notre façon de nous montrer solidaire, c&#8217;est de refuser l&#8217;injustice, coûte que coûte.</p>
<p>› <em>Retrouvez le récit complet de la famille Leclanché pendant la guerre dans le livre « <strong>Résistance : histoires de familles</strong> » de Dominique Missika et Dominique Veillon, aux éditions Armand Colin, le 7 octobre en librairie.</em></p>
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		<title>Marie Zamansky</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 14:22:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Neveu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[À l'honneur]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre engagement résistant a été une histoire familiale : nous étions tous d&#8217;accord pour foncer et se battre contre l&#8217;ennemi au côté des chrétiens dans la Résistance. Une solidarité nous unissait naturellement. Quand j&#8217;ai rencontré Marc, mon futur mari, il était déjà engagé dans le combat contre l&#8217;occupant, nous avons tous suivi, mon père, ma mère, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notre engagement résistant a été une histoire familiale : nous étions tous d&#8217;accord pour foncer et se battre contre l&#8217;ennemi au côté des chrétiens dans la Résistance. Une solidarité nous unissait naturellement. Quand j&#8217;ai rencontré Marc, mon futur mari, il était déjà engagé dans le combat contre l&#8217;occupant, nous avons tous suivi, mon père, ma mère, mes deux frères.</p>
<p>Si j&#8217;ai raconté à mes enfants nos actions dans la Résistance ; en revanche, ils m&#8217;ont reproché de ne pas leur avoir parlé de nos années de déportation (ma mère, mon mari et moi fûmes déportés et nous avons survécu, mon père et mon frère périrent). Mon mari et moi, anciens déportés, n&#8217;éprouvions pas le besoin d&#8217;en parler. Si mon mari le faisait, c&#8217;était avec humour, pour raconter des histoires drôles. Nos meilleurs amis étaient pour beaucoup d&#8217;anciens déportés si bien que nos enfants, par nos conversations à table, ont appris l&#8217;essentiel de ces années. À la mort de ma mère à 71 ans, mes enfants m&#8217;ont révélé que tout au long de leur enfance elle a fait de nombreuses allusions à Ravensbruck. Mais je sens bien qu&#8217;ils auraient aimé en entendre davantage de nous. Trois de mes filles sont devenues psychologues&#8230;</p>
<p>› <em>Retrouvez le récit complet de la famille Zamansky pendant la guerre dans le livre « <strong>Résistance : histoires de familles</strong> » de Dominique Missika et Dominique Veillon, aux éditions Armand Colin, le 7 octobre en librairie.</em></p>
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